Et toi, penses-tu à créer ton entreprise un jour?

Quelle est l’activité de Vocatio ? à qui s’adresse l’entreprise ?

Vocatio s’adresse aux enfants, adolescents et jeunes adultes, pour les accompagner à s’épanouir, trouver leur voie et réussir chacun à leur façon. 

 

Cela signifie d'abord  aider chacun à se connaître lui-même. Souvent on ne connait les enfants qu’au travers de leurs résultats scolaires. Or c’est dans leurs qualités et leurs centres d’intérêt que se cachent leur potentiel et les fondements d’un projet solide et qui les motive.  
  • Cela passe par des prestations de coaching individuel ou collectif,
  • Des groupes d’échanges et de soutien entre jeunes,
  • Des ateliers pour identifier ses motivations, ses qualités, ses valeurs, ses rêves,
  • D’autres ateliers pour développer la confiance en soi, la gestion de ses émotions,
  • Des ateliers de sensibilisation financière, ou de rencontre avec des professionnels inspirants et heureux!

« Au travers de ces grands axes, le but des services de Vocatio est d’apporter de bonne heure aux personnes des clés qui me paraissent cruciales pour se construire, élargir ses perspectives et développer des aptitudes utiles dans tous les domaines : des choses que souvent j’ai découvertes sur le tard, que j’apprends moi-même

Reconnais-tu le Vieux-Lille derrière moi ?


en ce moment… et que les parents auront envie d’apprendre en même temps que leurs enfants!

 

Mon ambition est que Vocatio devienne une communauté enthousiaste de personnes en pleine croissance, qui s’équipent pour apporter ce qu’elles ont de meilleur dans le monde, et reçoivent le meilleur de la vie en retour. »  Alexandra, fondatrice de Vocatio

 

Quelle est la raison principale pour laquelle vous créez une entreprise ?

 

Quand tu vois un problème, cherche-lui une solution : tu as peut-être trouvé ton projet d'entreprise! ;-)  

 

Aussi la raison principale pour entreprendre, c’est que ce que je ne pourrais pas apporter aux jeunes ce qui à mes yeux manque aujourd’hui cruellement à leur éducation si je travaillais comme professeur à l’Education Nationale ou chez une enseigne de soutien scolaire. 

Créer une entreprise c’est, dans la mesure où ce que tu apporte répond aux attentes d’une clientèle, l’occasion d’offrir des solutions innovantes. 

On parle souvent de réforme de l’éducation. Mais c’est très difficile de changer une organisation énorme,  aussi aujourd’hui y-a-t-il  plein de personnes qui ont pour mission de tester et d’apporter d’autres choses dans ce domaine, au travers d’associations ou d’entreprises.

 

Créer une entreprise, c’est l’occasion de t' occuper d’un problème qui te tient à cœur à ta façon ! 

 

Dans mon cas je peux, toujours dans la limite de ce qui intéresse les parents, choisir les sujets que je traite en priorité, les personnes avec qui je travaille, etc.

 

Plus tu es authentique, fidèle à toi-même, plus ton entreprise sera originale, se distinguera des concurrents et s’attirera des partenaires et clients qui lui ressemblent.

 

Créer une entreprise ou une association, c’est une façon d’apporter ta contribution dans le monde. Il existe même par exemple une association, Ticket For Change, qui accompagne les personnes qui voudraient changer quelque chose dans le monde à identifier un projet d’entreprise, puis à le mettre en œuvre : en faisant le point sur leurs compétences, leurs centres d’intérêt, en les mettant en contact avec des entrepreneurs inspirants et en les formant.

 

Il existe, dans l’absolu, différentes motivations pour créer une entreprise : l’aventure, l’argent, la liberté, l’impact dans le monde.

 

Je vous ai raconté mon parcours. Je l’ai aussi résumé dans un article .

  • Au-delà du fait d’apporter des solutions originales dans un domaine qui me passionne, ce qui me plait dans le fait de devenir entrepreneur est que cela suppose un apprentissage continu tous azimuts : je ne risque pas de m’ennuyer!  Par exemple vous parler aujourd’hui est aussi pour moi un exercice : ainsi je serai toujours plus à l’aise pour parler à un public, devenir l’ambassadrice de l’entreprise. Ne croyez pas que les talents sont innés : ils se travaillent ! En ce moment  par exemple je me forme au marketing, au coaching, j’apprends dans les différents domaines de l’entreprise (juridique, pédagogie, communication etc). On n’apprend jamais autant que lorsqu’on pratique en même temps. Les personnes qui font des études en école supérieure de commerce par exemple ne sont généralement pas en activité en même temps. Ce qu’elles apprennent reste théorique. Et ce qu’on n’utilise pas s’oublie ! 
Un entrepreneur n'a pas besoin de tout savoir sur tout : il doit être un bon généraliste, et savoir s'entourer d'experts. 
  • Je trouve aussi que ce métier est très riche en rencontres : prestataires, partenaires, clients, autres entrepreneurs, conseillers. Vous! 
  • Et puis, si j’apporte de la valeur aux autres et gère bien l’entreprise, je recevrai en retour de quoi vivre confortablement. Il y a une justice! Quand on ne travaille pas pour ses propres affaires, nos efforts ne sont pas toujours reconnus. 

 

Faut-il de l’argent et un réseau pour entreprendre? 

Le réseau se forme naturellement dans tes centres d’intérêt, et à l’occasion de ton  projet 

  • Si tu entreprends dans un domaine qui correspond à une passion ou à une compétence, tu fréquentes déjà le milieu  concerné. Tu es déjà connu en tant que professionnel salarié ou indépendant, en tant que bénévole, en tant qu’amateur. 
  • Pendant la construction de ton projet, tu vas aller à la rencontre de divers professionnels et d’autres créateurs d’entreprise. Aussi, c’est méconnu mais les Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) ou Boutiques de Gestion (BGE) sont implantées partout et prodiguent conseils et formations aux créateurs d’entreprise. 

De manière générale, les relations se nouent naturellement avec des personnes qui partagent tes enjeux et centres d’intérêt. 

 

Si  tu veux développer des relations de qualité, il suffit de t' investir dans tes centres d'intérêt...et de devenir une personne intéressante toi-même!  :-) 

 

« Tu croiseras beaucoup de personnes désireuses de t’aider, de t’encourager et de te conseiller sur ton chemin. A ton tour tu auras envie de partager ton expérience…en venant par exemple témoigner auprès de lycéens et collégiens 😉  « 

Intervention de Vocatio auprès de collégiens et de lycéens de Douai et de Gondecourt via l’association 100 000 entrepreneurs

 

L’entrepreneur n’a pas principalement besoin d’avoir de l’argent pour se lancer 

 

  • De nos jours beaucoup de projets, sur internet par exemple, requièrent une mise de départ minime (par exemple un hébergement internet, et du temps) 
  • Il peut être utile d’avoir mis de l’argent de côté en tant que salarié pour pouvoir investir dans ta propre entreprise le cas échéant. C’est mon cas. Aussi tu n’as pas besoin de toute la somme requise : tu peux te lancer avec des associés qui apportent des fonds aussi, tu peux convaincre une banque de t’accorder un prêt ou obtenir des financements de type crowdfunding

 

En quoi consistent les investissements nécessaires au lancement de l’activité ?

Vocatio est une société de prestations de services : l’entreprise n’a pas besoin d’investissements lourds (machines, usines etc).

En fait le principal investissement concerne la communication : il faut financer une campagne marketing pour assurer le démarrage de l’activité.  L’entreprise investit aussi dans du mobilier de bureau, du matériel informatique et pédagogique.

Dans son plan de financement, l’entreprise prévoit aussi qu’elle aura besoin d’une réserve de trésorerie pour payer ses frais courants les premiers mois, avant d’avoir suffisamment de chiffre d’affaires : le loyer, les charges, les fournitures administratives, les salaires le cas échéant. Le gérant est le dernier à se rémunérer.

Tous les projets ne nécessitent pas autant d’argent au départ. Certains projet minimisent le risque financier – en  proposant un prototype à quelques clients avant d’investir davantage par exemple. 

 

Que fait-on pour préparer la création de l’entreprise ?

  • On étudie le marché– c’est-à-dire les besoins des personnes auxquelles tes services s’adressent (pour Vocatio,  les parents). Dans mon cas,  c’est seulement en fin de processus que j’ai lancé un sondage pour affiner mon offre. Mon projet part plus d’une intime conviction concernant les besoins éducatifs des jeunes.   
    • Henry Ford, entrepreneur pionnier dans l’automobile, disait à peu près : si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient répondu des chevaux qui avancent plus vite, pas des voitures ! ;-)

 

  • On précise son offre
    • Il faut que ta solution change suffisamment la vie des gens pour qu’ils soient prêts à payer tes prestations! 
    • Il faut également que ton entreprise se  distingue fortement de la concurrence pour que les personnes concernées par ce problème aillent vers elle et pas une autre.  (originalité ? prix ? simplicité ? délai ? service ?)

 

  • On établit un plan financier

 Un projet d’entreprise est à la fois qualitatif (ce que j’offre, pourquoi, comment, à qui) et quantitatif (recettes et dépenses prévues). 

Quels sont les investissements et dépenses, au démarrage et chaque mois ?

Quels seront les produits ? leur prix ? et le chiffre d’affaire attendu chaque année/mois/semaine

Un projet est vivant, ces données vont évoluer, mais il faut pouvoir les arrêter pour clarifier au maximum la situation

  • On précise à qui on s’adresse: dans le cas de Vocatio, les clients seront des parents relativement aisés et  intéressés non  seulement par la réussite conventionnelle de leur enfant (scolaire et professionnelle), mais aussi par son épanouissement, le développement de compétences générales et le fait qu’il construise un parcours à partir de ce qui l’anime vraiment. 
  • On se fait conseiller: en travaillant par exemple avec des structures qui accompagnent les créateurs d’entreprise.
  • On se forme. En lisant des livres sur l’entrepreneuriat et ton domaine d’activité en particulier.  En suivant des formations sur les compétences-clés que tu as besoin d’acquérir. 
  • On recherche des financements, des locaux, éventuellement des partenaires, des prestataires (webdesigner, graphiste), des outils (logiciels etc). 
  • On s’entoure de personnes qui comprennent notre démarche et nous encouragent  

 

Quelle est la durée d’un projet d’entreprise, de l’idée jusqu’à sa création ? 

Cette durée dépend de divers facteurs :

  • T'occupes-tu de ton projet à temps plein ?
  • Quelle est l’envergure de ton projet ?
  • Reprends-tu un modèle existant (une franchise par exemple) ou crées-vous un modèle de A à Z ?

Dans le cas de Vocatio le temps de « gestation » fut relativement long, soit environ 1 an et demi : l’idée a germé avant les grandes vacances de 2015  et l’entreprise a été officiellement créée en février 2017. 

  • Il s’agissait non pas seulement de devenir un professionnel indépendant, mais de créer une enseigne qui gère divers intervenants, diverses prestations – avec une philosophie propre à élaborer.
  • Dans un premier temps il a été question d’un partenariat, puis le projet a évolué vers la création d’une entreprise indépendance originale . 
  • La création administrative de l’entreprise et l’entrée dans ses locaux ne signifie pas encore démarrage de l’activité : il faut encore aménager le local, accomplir diverses formalités, lancer la campagne marketing, nouer des partenariats avec des formateurs dans le cas de Vocatio, etc.

 

Est-ce que Vocatio va s’implanter à l’étranger ?

Aujourd’hui Vocatio a pour terrain de jeu Lille et les communes avoisinantes

Même Facebook a commencé dans un seul campus ;-).

Plus tard, si l’entreprise rencontrait son public, nous verrons l’opportunité d’étendre ses activités :

  • Tout d’abord en louant ponctuellement d’autres locaux dans d’autres villes des Hauts-de-France ou en région parisienne. 
  • Ensuite pourquoi pas en ayant d’autres implantations  en Hauts-de-France et ailleurs. 

C’est vraiment trop tôt pour parler d’internationalisation. Pour se développer à l’étranger, ou même dans une autre région,  il faudrait avoir un modèle initial déjà bien éprouvé . 

« Je conçois l’implantation lilloise comme un prototype : un modèle original est à mettre au point. Ensuite, en cas de succès, il faudra envisager les moyens d’apporter les services de Vocatio à un plus grand nombre de personnes : prestations en ligne, prestations ponctuelles ailleurs, développement de franchises, développement d’autres implantations,… »

 

Quel est le retour sur investissement ? Au bout de combien de temps ?

Cela est très variable d’un projet à l’autre.

« L’objectif de Vocatio la première année est d’être à zéro, ce qui est déjà optimiste (chiffre d’affaires = coûts). Et me rémunérer moi-même serait un plus! 😉  Ensuite un enjeu les 5 premières années est de rembourser le prêt à la banque ! » 

Je sais que j’aurai à être créative (prestations et marketing) pour consolider financièrement l’entreprise. Des prestations physiques dans les locaux sont relativement coûteuses pour les particuliers (prix de vente), sans être très rentables pour l’entreprise à cause de tous les coûts (locaux, marketing, salaires et charges).

  • Une piste sera d’envisager des prestations, en ligne par exemple, à coût réduit et pour les clients et pour l’entreprise. 
  • Une autre solution sera d’avoir un plus gros chiffre d’affaires, pour amortir les coûts.
  • Toujours 2 axes possibles pour améliorer les résultats de l’entreprise : augmenter la valeur apportée (les prix) ou faire des économies.
  • Une entreprise qui fait des bénéfices, cela signifie qu’elle a apporté plus de valeur qu’elle n’en a détruit dans le processus. Ce sont les clients qui décident ce qui vaut de l’argent ou pas pour eux .
  •  Une entreprise qui fait des pertes, c’est que ses produits n’aident pas assez les gens et/ou qu’elle utilise plus de ressources qu’elle n’apporte de valeur – ou plus de ressources que ses concurrents (ses prix et ses coûts sont trop élevés à qualité de service identique)

Les bénéfices d’une entreprise servent à 3 choses :

  • Rémunérer les propriétaires de l’entreprise:  ceux qui ont investi de l’argent. Il s’agit d’une rémunération résiduelle : c’est ce qui reste, éventuellement, quand l’entreprise a réglé tous ses frais. Dans mon cas je suis aujourd’hui l’unique actionnaire. J’ai investi des économies dans l’entreprise, et je percevrai un dividende – quand ?- si tout se passe bien : si le chiffre d’affaires est supérieur aux coûts. C’est la rémunération du risque pris. Surtout si on n’est pas seulement actionnaire, mais aussi gérant : alors on investit de l’argent, mais aussi beaucoup de temps et d’efforts, sans être assuré de la réussite.

 

  • La plupart des gens ne sont pas prêts à travailler « pour rien », sans rémunération à la fin du mois, ni même sans rémunération certaine à la fin tout court!  C’est pourquoi l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde.
  • Investir pour développer l’entreprise, ou renouveler ses moyens de production: mobilier, outils informatiques, locaux, embauches,…
  • Payer l’impôt sur les bénéfices (de 33% en France : sur 100€ de bénéfices, l’entreprise en reverse 33€ à l’Etat)

Certaines personnes partent d’une opportunité de faire des affaires, avec pour objectif 1er le fait de gagner de l’argent, et plutôt à moyen terme.

Pour d’autres, l’argent sera une heureuse conséquence indirecte si elles arrivent à apporter beaucoup de valeur à leurs clients, tout en gérant bien l’entreprise.

Si je ne peux pas me rémunérer, si je ne peux pas rémunérer mes partenaires, si je ne peux pas développer l’entreprise, alors Vocatio disparaîtra sans pouvoir aider quiconque ! L’argent est nécessaire pour changer le monde ;-). 

Les personnes qui gagnent le plus d’argent sont celles qui prennent des risques et qui apportent beaucoup de valeur à d’autres personnes.

Il faut donner (de sa personne, de son temps, de son argent) avant d’éventuellement recevoir (un sentiment d’accomplissement, une reconnaissance, de l’argent,..)

 

Les collégiens et lycéens du Nord pensent-ils à l’entrepreneuriat?

Comment vivez-vous avec le risque ?

« Quand je vous ai raconté mon parcours, vous avez compris que dans un premier temps j’avais fait des choix scolaires et professionnels sûrs, mais je ne me sentais pas à ma place et utile dans le monde. « 

Quand on emprunte un chemin original, par définition il n’y a pas de rails à suivre, on est seul, c’est moins confortable et ça donne le vertige: rien n’est garanti.

Seulement le chemin est passionnant : même si je ne réussissais pas, j’aurais appris beaucoup de choses, rencontré beaucoup de personnes, identifié beaucoup d’opportunités. Mes options ne seraient pas les mêmes qu’avant ce projet.

Alors oui j’aurais perdu de l’argent. Mais aussi compris comment en gagner ! 😉  Et vécu une période personnellement très enrichissante de ma vie.

« Au pire, je chercherai un emploi : ce qu’on présente aux jeunes comme étant le seul horizon (trouver un emploi, travailler pour quelqu’un d’autre) est souvent pour quelqu’un qui a connu l’entrepreneuriat une solution de secours. « 

Et vous savez, je le raconte dans un article mentionné plus haut, j’ai été quelqu’un de très angoissé : si je réussis dans l’entrepreneuriat, c’est surtout que j’aurai réussi à lâcher-prise, à relativiser les problèmes et à avoir foi en moi et dans le monde. L'entrepreneuriat est un gros exercice de développement personnel ! 
  • Alors oui ce n’était pas confortable, après tout ce travail, de n’être pas sûre d’avoir un prêt pour réaliser le projet.
  • Oui ce n’est pas confortable aujourd’hui de ne pas savoir si je vais trouver des clients  dans les temps ou faire faillite !
  • Ce n’est pas confortable de ne pas savoir quand je pourrais me verser un revenu.
  •  Et c’était encore plus inconfortable de ne pas savoir ce que j’allais faire de ma vie professionnelle.
  •  Et ce ne devait pas être si confortable de  réussir  dans la vie, mais de ne pas trouver cela exaltant ! 
Tout ce que je peux faire aujourd’hui, c’est faire de mon mieux. C’est avancer chaque jour. Travailler avec cœur. Et ce que j’ai remarqué, c’est que je trouvais des solutions en chemin – des personnes, des pistes, le bon local,…

Jusqu’à présent tout s’est bien passé. Tout s’est résolu. Du chemin a déjà été parcouru. Les premières pierres de Vocatio ont été posées. Des personnes m’ont fait confiance. Et ça me donne plutôt confiance en moi. Et ça me confirme plutôt le potentiel de l’entreprise.

La vie est incertaine. Quand on avance malgré l’incertitude, on se sent vivant. Souvent ça se passe bien. Et même si ça se passait mal ce ne serait pas la fin du monde. J’aurais vécu une belle aventure, quelle qu’en soit l’issue. Beaucoup grandi.

La solitude, évoquée plus haut, est aussi une caractéristique du parcours d’un entrepreneur. . Il y a bien des conseillers, des clients, des prestataires, des amis, mais au final il n’y a qu’une personne qui a la responsabilité du succès ou de l’échec de l’entreprise. Et cette personne, c’est TOI ! 

 

Est-ce que vous avez été soutenue par vos proches ?

En effet la famille et les amis, s’ils ne sont pas familiers de l’entrepreneuriat, peuvent ne pas comprendre la démarche et s’inquiéter :

 « Tu veux dire que non seulement tu n’es  pas sûre de gagner de l’argent un jour, mais en plus tu t’endettes et tu risques tes économies?! « 

  • Certains de tes proches peuvent même franchement te décourager, sans forcément avoir le moindre élément sur la viabilité de ton projet. C’est de leurs peurs à eux dont il est souvent question. Et parfois de leur regret de ne pas oser en faire autant. L’important est alors de prendre de la distance vis-à-vis des personnes qui ont un impact négatif sur ton  moral alors qu’elles ne sont pas compétentes en la matière.
  • Dans mon cas,  certaines personnes de ma famille commencent à se détendre depuis qu’elles voient des éléments concrets : l’obtention d’un prêt bancaire, des affiches dans les rues, le local de Vocatio. Cependant, il faut toujours être vigilant : une personne non avertie peut considérer que ton affaire « ne marche pas » si tu n’as pas de clients dès le 1er jour. 

    « Bref, moins tu en diras aux personnes qui t’ aiment et s’inquiètent pour toi, mieux  tu te portereras et mieux se portera ton projet. »

 

L’important est alors de s’entourer de personnes qui te comprennent, t’aident et te soutiennent : 

  • Les membres de ta  famille, des amis anciens et nouveaux dans cet état d’esprit,
  • D’autres créateurs, puis entrepreneurs, qui sont confrontés aux mêmes questions que toi – divers réseaux existent pour échanger, se motiver.
  • Des mentors, c’est  à dire des personnes intéressées par la réussite de ton projet, qui te suivent et te conseillent

En portant un projet d’entreprise  tu évolues personnellement et tu apprivoises un nouvel univers : cela appelle naturellement une recomposition de ton entourage, comme tout changement majeur dans ta vie.

« Il est important en général  que tu  passes le plus de temps  avec des personnes qui te tirent vers le haut. Et que tu te  rapproches de ta  « tribu » : des personnes qui te ressemblent, avec des objectifs et des valeurs proches. »

Rappelle-toi : nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus : alors choisis bien ton entourage.

Si tu veux être plus mince, fais en sorte que les personnes qui t’entourent soient plus minces ;-). 

 

 CONCLUSION 

 

L’entrepreneuriat c’est plus de liberté, mais aussi la responsabilité correspondante.

Ce n’est pas facile, c’est incertain, mais c’est passionnant.

On ne réussit pas toujours mais les erreurs, les échecs mêmes, sont instructifs, et peuvent favoriser des expériences ultérieures plus heureuses.

Thomas Edison a trouvé 999 façons de ne pas faire fonctionner une ampoule, avant de trouver la lumière.  Si tu crois en quelque chose : change d’approche, mais persévére !   Seuls ceux qui abandonnent connaissent l’échec définitif. 

 

MERCI AUX ELEVES QUE J’AI RENCONTRéS POUR LEUR TRèS PERTINENTES QUESTIONS ! 

Alexandra Evrard 

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